AU FIL DES ÉNERGIES

N°4 - MARS 2017

OUVERTURE DE L’ESPACE CLIENT

Dans la newsletter de fin novembre dernier (n°2), nous vous annoncions la refonte de nos services en ligne.
Le nouvel espace internet est désormais opérationnel. Cet outil interactif permet, entre autres, de consulter et de gérer vos contrats d’énergie, vos consommations ou bien encore les factures.

Ce portail dédié aux professionnels est une des expressions de notre engagement permanent dans la satisfaction de nos clients. Cette solution porte l’ambition de vous garantir un service pertinent en phase avec la réalité opérationnelle de vos besoins en matière de gestion de contrats d’énergie.
Vous pouvez initialiser vos identifiants et mot de passe depuis un mail envoyé automatiquement. Pour toute information, nos conseillers commerciaux sont à votre disposition.

Marché de l’énergie : les facteurs d’influence des prix de gros du gaz

L’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie est engagée depuis la fin des années 1990. Pour ce qui concerne les entreprises, les tarifs réglementés de vente du gaz naturel ont pris fin au 31 décembre 2014 pour celles qui consomment plus de 200 MWh/an et au 31 décembre 2015 pour celles qui consomment plus de 30 MWh/an. Ainsi, les entreprises ont dû conclure des contrats de marché à partir de ces dates. A l’instar de l’électricité, les prix de marché du gaz connaissent de nombreuses fluctuations difficilement prédictibles.

Les marchés organisés (ou bourses du gaz) permettent des échanges virtuels et physiques de gaz naturel. Les contrats sur ces marchés sont presque exclusivement de moyen/court terme, soit de type spot. Ces contrats apportent de la souplesse dans l’approvisionnement car ils donnent plus de flexibilité sur les durées, les volumes et permettent de structurer des prix plus rapidement pour des offres clients. En France, la place de marché virtuelle est le PEG (Point d’Échange Gaz). Il existe actuellement deux zones : PEG Nord (moitié nord de la France) et TRS (moitié sud). À l’horizon 2018, il n’y aura plus qu’une seule zone d’échange pour l’ensemble du territoire français.

Les prix de marché évoluent en fonction de nombreux facteurs :

  • Les températures extérieures : la consommation de gaz naturel est fortement influencée par les conditions climatiques ;
  • Le prix du pétrole : le gaz et le pétrole proviennent souvent des mêmes gisements. Ces dernières années, la forte liquidité du marché est venue atténuer cette corrélation. Historiquement, les contrats d’approvisionnement long terme ont été indexés au pétrole ;
  • La maintenance sur les infrastructures fait varier les quantités disponibles et peut créer des congestions sur le réseau ;
  • Le taux de change EUR/USD : le gaz est généralement côté en dollars ;
  • Les facteurs macro-économiques tels que la croissance qui a une influence sur la demande.

Le marché des infrastructures de recharge de véhicules électriques prend – enfin – son envol

5 700 points de recharge en plus en 2016

Le marché des infrastructures de recharge a décollé. Au 1er janvier 2017,la France comptait 15 883 points de recharge accessibles au public, répartis dans 5 297 stations.
La dynamique de déploiement est désormais lancée : au cours de la seule année 2016, près de 5 700 points de recharge sont entrés en service. Et ce n’est pas fini puisque plus de 20 000 nouveaux points de recharge devraient être installés en 2017.

Au plan régional, l’Île-de-France concentre à elle seule près de la moitié (47%) des bornes publiques françaises, loin devant l’Auvergne-Rhône Alpes (9%) et la Nouvelle-Aquitaine (8%).

Rapportés au nombre d’habitants, les chiffres sont cependant plus équilibrés : 13 territoires comptent au moins 40 points de recharge pour 100 000 habitants. En Deux-Sèvres, le réseau AlterBase qui compte actuellement près de 100 bornes gérées par SEOLIS affiche une moyenne de 42 points pour 100 000 habitants.
Certaines applications – comme Chargemap par exemple – permettent de recenser et de localiser les bornes de recharge à proximité.

Côté véhicules, l’année 2016 a également été faste avec plus de 27 300 véhicules électriques immatriculés (80% de voitures particulières, 20% d’utilitaires).

Évolution des immatriculations annuelles de véhicules électriques


La France est le leader européen, devant la Norvège, avec plus de 100 000 immatriculations de véhicules électriques (source : Areve). Un double succès pour la France puisque la Renault Zoé est le véhicule le plus vendu.

La dynamique du marché est réelle notamment grâce aux différentes aides des pouvoirs publics. Toutefois, un long chemin reste à parcourir puisque ces ventes représentent à peine plus de 1% des immatriculations totales de l’année.

Prochain enjeu : l’interopérabilité

Beaucoup d’acteurs participent au déploiement de ces infrastructures de recharge : des entreprises locales de distribution, des collectivités territoriales, des gestionnaires de parking, etc. A l’heure actuelle, près de 75 opérateurs différents exploitent ainsi des bornes de recharge.

Tout l’enjeu réside donc désormais dans l’interopérabilité des infrastructures. Un mot compliqué pour désigner une réalité très simple : que les abonnés puissent utiliser avec un badge unique les différents réseaux et puissent ainsi circuler facilement dans la France entière, y compris sur de longues distances.

A la manœuvre, on retrouve des acteurs tels que le Groupement pour l’itinérance des recharges électriques de véhicules (Gireve) ou encore des sociétés comme Freshmile et Bosch.

L’interopérabilité totale de l’ensemble des bornes de recharge prendra du temps, bien sûr, mais désormais le virage est pris.